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troisL’élection de lundi n’a bien-sûr fait qu’un seul gagnant, Sylvain Rochon. Et il le mérite: belle campagne de terrain, avec l’appui de ses confrères députés venus dans sa circonscription. Il n’a jamais pris son élection pour acquis et a travaillé fort dès sa nomination comme candidat.

Mais ses adversaires n’ont aucune raison d’avoir honte. À commencer par Jean-Bernard Émond et la CAQ qui avaient pris très au sérieux cette partielle. Et ont fait une campagne payante au niveau du vote faisant passer l’appui à la CAQ de 27% à 32% depuis l’élection d’avril dernier. Le tripartisme est un phénomène relativement nouveau dans les mœurs politiques des québécois, mais, avec la partielle de Lévis brillamment remportée, la CAQ vient d’inscrire deux résultats solidifiant définitivement son ancrage dans le paysage politique québécois.

À entendre Philippe Couillard le soir de l’élection partielle, on sentait la déception devant le résultat. Mais si on regarde les choses posément, la défaite des libéraux dans Richelieu est loin d’être catastrophique. En effet le vote libéral n’a pratiquement pas bougé depuis l’élection d’avril en terme de pourcentage. Compte-tenu des politiques de rigueur budgétaire ayant des répercussions directes dans un comté comme Richelieu, c’est en soi un tour de force.

La prochaine partielle aura lieu dans Jean-Talon, cette fois-ci une forteresse libérale. Autrefois occupée par Philippe Couillard, cette circonscription a résisté à la vague adéquiste lorsque présente dans la région de Québec. Le Parti Québécois a pris l’habitude d’y finir deuxième. À moins de candidatures surprises, elle risque d’être passablement moins intéressante que celle de Richelieu.

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