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Début de la construction de l’usine de biométhanisation de Varennes
Une pelletée dans la bonne direction!

 
 
David Heurtel, ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et ministre responsable de la région de la Montérégie
Martin Damphousse, président de la Société d’économie mixte de l’Est de la Couronne Sud (SÉMECS), et maire de Varennes
 
À l'avant plan, à partir de la gauche: Sylvain Berthiaume Directeur général de la MRC de Marguerite-D'Youville, Daniel Plouffe, maire de Calixa-Lavallée, Suzanne Dansereau, préfète de la MRC Marguerite d’Youville et mairesse de Contrecoeur et Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités du Québec et mairesse de Sainte-Julie
 
 

Denis-Charles Drapeau

Lundi dernier des dignitaires des gouvernements du Canada et du Québec, plusieurs élus municipaux et préfets des MRC de La Vallée-du-Richelieu, de Marguerite-D’Youville et de Rouville, ainsi que le président de la SÉMECS, et maire de Varennes M. Martin Damphousse, ont procédé à une première pelletée officielle qui donne le coup d’envoi de la construction du centre de traitement par biométhanisation, à Varennes.

Un centre de traitement des matières organiques

L’usine sera située sur la route Marie-Victorin, près d’Éthanol GreenField à Varennes. Elle desservira 27 municipalités, pour une population d’environ 235 000 personnes et sera principalement chapeautée par la Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud (SÉMECS)¹. On prévoit une centaine d’emplois lors de sa construction et une vingtaine durant son opération. La construction de l’usine de biométhanisation devrait s’étendre sur une période de 12 à 18 mois.

De l’énergie et de l’engrais

Cet investissement, d’environ 57,8 millions de dollars, pourra traiter annuellement plus de 35 000 tonnes de matières résiduelles organiques qui seront transformées en biogaz et ultimement, en biométhane, une énergie verte renouvelable. Ce biométhane permettra d’alimenter la distillerie Éthanol GreenField Québec, qui sera en mesure de remplacer une partie du gaz naturel qu’elle utilise déjà dans son procédé. Les résidus, que l’on appelle le digestat, seront utilisés comme amendement organique sur les terres agricoles (Voir la vidéo en bas de l’article). 

Les bacs bruns cet automne

Selon M. Damphouse, il incombe à chaque MRC d’effectuer la livraison de l’Organibac (bac brun). En ce qui a trait à la MRC Marguerite-D’Youville, ce dernier confirme qu’il sera distribué dès novembre. Les citoyens pourront ainsi récupérer leurs résidus alimentaires et leurs résidus verts. En plus de collecter les matières organiques provenant des résidents, le Centre sera également en mesure de traiter celles des institutions, des commerces et des industries, ainsi que certains produits agricoles.

Ce que nos élus ont dit :

Martin Damphousse, président de la Société d’économie mixte de l’Est de la Couronne Sud (SÉMECS), et maire de Varennes
« En détournant ces matières organiques des sites d’enfouissement, la SÉMECS réduira ainsi les gaz à effet de serre de plus de 8,5 millions de kg par année, soit l’équivalent de la pollution produite par un peu plus de 2 000 automobiles. Maintenant que nous avons rencontré toutes les exigences des différents paliers de gouvernement, nous sommes très heureux d’aller de l’avant avec la construction de ce centre de traitement des matières organiques, qui nous rapproche de notre objectif zéro déchet ».

Suzanne Dansereau, préfète de la MRC Marguerite d’Youville et mairesse de Contrecoeur
« C’est extraordinaire, notamment pour l’environnement! Je crois que les MRC ont été très proactives, parce que c’est quand même un projet audacieux… et collaboratives, car coordonner trois MRC, ce n’est pas toujours évident! Je ne vois que de bonnes choses et l’aboutissement de plusieurs années de travail… on est fier aujourd’hui! »

Daniel Plouffe, maire de Calixa-Lavallée
« C’est un très beau projet, non seulement pour notre MRC, mais pour les autres MRC impliquées dans le dossier. Comme l’a dit avant moi Mme Dansereau, cela fait plusieurs années que nous travaillons ce dossier afin que cela soit profitable pour notre génération, mais aussi pour les générations à venir. Car c’est à ça qu’il faut penser lorsque l’on parle de compostage et de récréer de nouvelles sources d’énergies, qui sont propres et vertes, alors ce ne peut être que positif! Très bon projet! »

Denis Campeau, maire de Saint-Antoine-sur-Richelieu 
« Bien content que cela soit finalement fait ! Depuis le temps que l’on attendait… il faut se rappeler qu’il s’agit d’un projet qui avait débuté en 2012 et on l’attendait pour 2015, alors une année de retard déjà, jour pour jour! Mais aujourd’hui, on est bien content que cela démarre! On pense que l’on va pouvoir commencer à l’utiliser pour la fin 2017, début 2018. Donc, une excellente nouvelle pour la population et pour l’environnement! »

Alexandre Bélisle, maire de Verchères
« Bonnes nouvelles, enfin on peut aller de l’avant! Ça fait longtemps que l’on travaille sur le projet et c’est une bonne nouvelle pour le monde municipal. Nous sommes en 2016 et très bientôt 2017, il est temps que la population prenne en mains la gestion de leurs déchets autrement destinés à l’enfouissement. On passe à une autre époque où ces résidus organiques seront récupérés et revalorisés. Nous sommes très contents et fiers que cela se fasse dans notre région! »

¹La SÉMECS est une entreprise formée des trois municipalités régionales de comté (MRC) de l’Est de la Couronne Sud de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), ainsi que de l’entreprise privée Biogaz EG, formée par Éthanol GreenField Québec et le Groupe Valorrr.

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