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Le Contre-courant


Trans Mountain
L’intérêt de la planète passe avant l’intérêt de l’Alberta

Xavier Barsalou-Duval, chef parlementaire et député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, de concert avec ses collègues du Bloc Québécois, exige, du gouvernement canadien, dans l’intérêt supérieur de la planète et en solidarité avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, qu’il respecte sa signature de l’accord de Paris en mettant fin au projet Trans Mountain.

« Dans le conflit qui oppose la Colombie-Britannique et l’Alberta, le gouvernement Trudeau a, semble-t-il, choisi son camp, sans cohérence avec sa signature de l’accord de Paris sur le climat. Selon lui, les bénéfices économiques des provinces pétrolières doivent primer, quitte à sortir l’arsenal constitutionnel canadien, » affirme Xavier Barsalou-Duval.

Selon les données du groupe écologiste Greenpeace, le nouvel oléoduc augmenterait la quantité de pétrole brut transporté de 300 000 barils par jour, à 890 000 barils par jour. Ce projet permettrait une expansion considérable de l’extraction des sables bitumineux, ajoutant des millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre à un moment où nous avons désespérément besoin de les réduire. Toujours selon Greenpeace, le projet de Kinder Morgan aurait les mêmes impacts climatiques que 2,7 millions de voitures par an1. La construction de nouvelles capacités de transport et d’exportation du pétrole canadien vise à doubler en 15 ans la production du pétrole des sables bitumineux, le plus polluant de la planète.

À la lumière de ces considérations, le Bloc Québécois appuie le gouvernement de la Colombie-Britannique et célèbre la mobilisation de sa population visant à bloquer l’expansion des activités pétrolières. « Cet objectif de l’industrie des hydrocarbures va à l’encontre de la nécessaire évolution internationale entreprise vers les énergies renouvelables, » rappelle le député.

Les citoyennes et les citoyens du Québec seront affectés comme les autres par les effets néfastes de Trans Mountain sur le climat. « Alors que toutes les ressources financières canadiennes devraient être affectées à réduire notre dépendance aux carburants, les Québécoises et les Québécois continuent à financer, par leur 50 milliards envoyé à Ottawa, l’industrie pétrolière. Ce projet de pipeline s’inscrit à l’encontre des intérêts du Québec, qui gagnerait à devenir indépendant afin de se donner tous les moyens de réaliser un véritable virage vert », conclut Xavier Barsalou-Duval.

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