Coup de foudre : un amoureux averti en vaut deux!
Réflexions sur la «maladie de l’amour»
Denis-Charles Drapeau
Avez-vous déjà été frappé par un coup de foudre amoureux? Je parle ici d’un engouement aussi démesuré qu’involontaire pour quelqu’un(e). Moi, oui! Pas souvent, mais quand même 2 ou 3 fois au cours de ma vie.
Malaise et euphorie
Ainsi, je peux vous affirmer que toutes les fois je ressentais un mélange entre le malaise et l’euphorie. Mais aussi, il y avait la perte d’appétit, le repli sur soi, les pensées obsessives, etc. Il m’arrivait même de dire et de faire des choses que normalement je n’aurais jamais faites. Par exemple, passer trois fois de suite sur la même rue en espérant que la personne convoitée sorte de chez elle par un heureux hasard (ce qui n’est jamais arrivé). Il y a des gens qui se reconnaissent ici?
Une simple victime!
Or, la dernière fois que cela s’est produit, au bout de quelques jours de profonds malaises et d’excitation, j’ai finalement compris ce qui se passait : j’étais victime d’une « maladie mentale » ou tout au moins d’un dérèglement profond de mes capacités physico-cognitives. Mais que se passe-t-il exactement lors d’un coup de foudre?
Peut-on sérieusement comparer le coup de foudre à une maladie mentale?
L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) décrit la maladie mentale comme suit : «Les maladies mentales sont caractérisées par des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement (ou une combinaison des trois), et par un dysfonctionnement persistant sur une longue période. Les symptômes varient de légers à graves, selon le type de maladie mentale, la personne, la famille et l’environnement socio-économique».

D’accord, mais tombe-t-on en amour comme on tombe malade?
Madame Stéphanie Torre sur le site de psychologie.com nous explique ce qui se passe. «Le coup de foudre (…) remet en cause l’existence même des êtres qu’il frappe. Comme envoûtés, ils ne suivent plus les étapes normales du processus d’intimisation et de la connaissance de l’autre, propre à la naissance classique d’une relation. L’effet de surprise court-circuite la réflexion et sidère la pensée».
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Morphine et amphétamines
Comme on peut le constater, la corrélation est assez flagrante. Néanmoins ce qui me fait croire qu’il s’agit réellement d’une maladie physique, c’est que tout cela est causé par un influx d’hormones sécrétées dans notre cerveau. Ainsi, des chercheurs de l’Université de New York ont découvert que le cerveau de ces « foudroyés » contenait, outre l’ocytocine (hormone de la sociabilité ) et l’endorphine (morphine naturelle ), de grandes quantités de phényléthylamine, ou PEA. C’est elle qui nous rend « malades d’amour »! Donc, la PEA réduirait l’appétit et provoque une certaine hyperactivité. Normal, il s’agit d’une molécule de la famille des amphétamines. Or, une grande quantité de ces hormones entrainerait des effets semblables à ceux causés par certaines drogues ou par des sports extrêmes.
Des toxicomanes de l’amour!
Donc, nous sommes littéralement drogués par ce mélange d’hormones de l’amour. Par contre, même si beaucoup de belles et longues histoires d’amour commencent ainsi, il faut tout de même faire attention aux coups de foudre.
En effet, madame Elsa Cayat, psychiatre et psychanalyste, nous prévient que le coup foudre peut nous entrainer vers le piège de l’illusion et de la réciprocité imaginaire. « S’accrocher désespérément à un être qui n’éprouve pas les mêmes sentiments peut conduire à l’érotomanie, cette forme de psychose passionnelle fondée sur l’illusion délirante d’être aimé». Alors, le danger est « d’halluciner » que l’être convoité ressent la même chose envers nous, ce qui pas nécessairement le cas!
Prévenir, c’est guérir!
Néanmoins, on ne sort pas indemne d’une «maladie d’amour non réciproque». De plus, la guérison demande un effort de rationalité extrême et une prise de conscience de son état émotionnel. Toutefois, à mon avis, une fois que l’on a bien compris ce qui se passe dans notre cerveau, on se sent immunisé et prêt à faire face à la prochaine tempête d’hormones provoquée par un joli minois.
Un amoureux averti en vaut deux!
Malgré tout, comme le disait Jacques Brel dans sa chanson Le prochain amour :
On a beau faire on a beau dire
Qu’un homme averti en vaut deux
On a beau faire on a beau dire
Ça fait du bien d’être amoureux
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