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Chronique toponymique
La rue Adélard-Courtemanche

Michel Marchessault

Cette rue du développement domiciliaire Jardins historique de Saint-Antoine a été inaugurée au début des années 2000.

Les Courtemanche représentent l’une des toutes premières familles pionnières de Saint-Antoine. En effet, six frères Courtemanche obtinrent des concessions de terres un an après les quatre frères Archambault, le 15 juin 1725.

L’un de leurs descendants, Adélard (1858-1951) est le fils de Jean-Delima Courtemanche et Félicité Ledoux. Il avait épousé, le 27 juin 1887, Marie- Ismérie-Azama Bonin, la fille de Didace Bonin. Ils eurent treize enfants dont quatre survécurent. C’est en volant un autre enfant dans la famille qu’Adélard perdit sa première épouse, Azama , âgée de 37 ans en 1903. Le bon curé lui conseilla de se remarier pour favoriser l’éducation de ses enfants et lui présenta même une personne très recommandable qu’il connaissait : Caroline Gaudette (1876-1959), veuve de Wilfrid Viau. Le mariage eut lieu le 1er novembre 1904. Le couple eut un enfant, Georgette (Léopold Noël). Adélard décéda en 1952 à l’âge vénérable de 91 ans.

Adélard Courtemanche est un charpentier-menuisier bien connu et il a laissé à Saint-Antoine des traces tangibles. Soulignons entre autres, le calvaire érigé au coin du rang de l’Acadie en 1887et les bancs actuels de l’église paroissiale après l’incendie de 1913.

Ainsi plusieurs maisons furent construites avec son beau-père Didace Bonin. Il construisit notamment pour sa famille en 1906 cette maison en bois, qui a conservé son style original et qu’il a vendu en 1919 à Dieudonné Laflamme et Marie-Anne Charron. Cette maison est sise au 1053 rue du Rivage. Adélard avait habité précédemment la maison sise au 1074 rue du Rivage.

En 1933, il acheta la propriété sise au 1059, rue du Rivage. Au décès d’Adélard, en 1951, la propriété revient en héritage à son fils Oscar qui la vend à Caroline Gaudette. Caroline y tenait depuis plusieurs années un commerce de lingerie, tissus et accessoires de couture.

En 1959, leur fille Georgette, héritera à son tour de la propriété et du commerce de sa mère, lequel prend le nom de Lingerie Georgette. Puis en 1974, Réjean Lamontagne et Denyse Bonin achètent la propriété de Georgette Courtemanche. Denyse y poursuivra le commerce sous le nom de Lingerie Denyse puis Boutique Denyse.


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