Disparition du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux
On ne peut pas compter sur Ottawa pour protéger notre histoire!

Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval dénonce énergiquement la disparition du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux, car cela concerne 27 lieux de sa circonscription.

« Ce désengagement démontre encore une fois le peu de considération du fédéral envers nos trésors historiques… Dans ma circonscription, 27 lieux sont concernés : 11 à Boucherville, 5 à Varennes, 3 à Verchères, 1 à Calixa-Lavallée, 2 à Contrecœur, 4 à Saint-Denis et 1 à Saint- Charles. Je pense notamment à la Maison Louis-Hippolyte-Lafontaine à Boucherville, à la Maison Le Noblet-du-Plessis à Contrecœur, ainsi qu’à la Maison nationale des Patriotes à Saint- Denis-sur-Richelieu. Heureusement que le Québec s’est doté de son propre répertoire au ministère de la Culture parce que c’est clair : notre mémoire collective ne peut dépendre d’Ottawa. Comme pour tout le reste, nous devons la gérer nous-mêmes », a déclaré le député bloquiste.

Le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (RCLP) est plus qu’un simple inventaire en ligne. Il fournit des dossiers complets sur les lieux patrimoniaux sous forme de renseignements de base, comme leur période de construction, leur emplacement géographique, leur fonction, des images ainsi qu’un énoncé d’importance*, qui décrit un lieu et la raison pour laquelle il est reconnu.

Cette situation n’est pas sans rappeler les démarches qu’avait entreprises Xavier Barsalou- Duval en 2016 avec l’appui du maire Daniel Plouffe auprès de la ministre du Patrimoine de l’époque, Mélanie Joly, afin d’obtenir un appui financier pour mettre en valeur les restes de la maison natale de Calixa Lavallée. La ministre libérale avait finalement rejeté cavalièrement la demande.

Rappelons que ce compositeur a initialement composé l’ô Canada pour la fête de la Saint- Jean-Baptiste afin d’unir tous les francophones de l’Amérique du Nord, surnommés, en ce temps-là, les Canadiens. Ce n’est que 59 ans plus tard, soit en 1939, que cette chanson, une fois adaptée pour la cause et traduite en anglais, est devenue l’hymne national du Canada.

« À la lumière du discours révisionniste prononcé par Mark Carney sur les plaines d’Abraham à Québec, il semble que les décisions prises par ce gouvernement illustrent un désintérêt préoccupant envers notre héritage national. Elles laissent même entrevoir une volonté d’en affaiblir la portée », conclut Xavier Barsalou-Duval.

*Source : Le rôle du Répertoire canadien des lieux patrimoniaux au Canada

 -Communiqué-


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