Le communautaire à boutte
Une mobilisation nationale pour des engagements financiers durables

Les organismes du territoire de Marguerite-D’Youville participeront activement aux actions du mouvement Le communautaire à boutte. Dans ce contexte, les organismes soutiendront ou seront en grève du 23 mars au 2 avril 2026 afin de participer aux actions de sensibilisation. Cette décision n’a pas été prise à la légère. Elle découle d’un constat clair, établi au fil de plusieurs années par un manque persistant de financement adéquat à la mission des organismes communautaires. Ainsi que par une reconnaissance insuffisante de leur expertise alors qu’ils contribuent pleinement dans l’amélioration de la vie des citoyen·nes, particulièrement des personnes en situation de vulnérabilité.

Le mouvement Le communautaire à boutte intensifie la pression, il est soutenu par 1 622 organismes ayant des mandats de grève répartis dans 17 régions administratives du Ǫuébec. En Montérégie, ce sont plus de 210 organismes qui ont obtenu des mandats. Ainsi, plus de 20 000 travailleuses et travailleurs prendront part à cette grève de services, déterminé·es à obtenir des investissements substantiels dans le milieu communautaire. Les organismes sont considérés comme un pilier du filet social et ils répondent sans relâche aux besoins croissants de la population.

« Ce que nous vivons n’est pas isolé. On constate tous les jours que les groupes communautaires partagent la même réalité. Oui, c’est difficile de fermer des services indispensables et précieux pendant deux semaines pour se faire entendre. Mais si rien ne change, des fermetures définitives vont se multiplier. Il est là le vrai risque. », affirme Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement.

Des revendications structurantes pour l’avenir du Ǫuébec

Partout au Ǫuébec, les organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans le maintien du filet social et répondent à des besoins croissants dans un contexte de précarité grandissante. Or, sans financement stable et adéquat, leur capacité d’agir est compromise. À travers le mouvement Le communautaire à boutte, les organismes du Ǫuébec demandent :

  • Des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire;
  • Un financement suffisant à la mission;
  • Une reconnaissance pleine et entière des organismes;
  • La protection de l’autonomie et la fin du financement précaire;
  • Un engagement clair à investir dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.

Alors qu’une personne sur trois utilise les services des organismes communautaires, le mouvement considère qu’une rencontre doit avoir lieu rapidement avec le ou la prochain·e premier·ère ministre afin de discuter des différentes pistes d’action susceptibles de faire une réelle différence.

« Nous demandons au gouvernement du Ǫuébec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire. », soutient Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole.

Une mobilisation active au cœur de la MRC de Marguerite-D’Youville

Les groupes communautaires se mobilisent actuellement dans l’ensemble des régions du Ǫuébec. Voici quelques-unes des actions qui seront réalisées dans la MRC de Marguerite-D’Youville :

  • Le 25 mars 2026, un flash mob surprise aura lieu dans une des villes;
  • Le 26 mars, les groupes seront au CLSC de Varennes afin de sensibiliser la population;
  • Le 27 mars, ils prendront part à la mobilisation régionale lors d’une marche dans le Vieux-Longueuil;
  • Le 30 mars, des rencontres avec des élu.es sont prévues;
  • Le 31 mars, une tournée de sensibilisation aura lieu dans des villes de la MRC;
  • La mobilisation culminera le 2 avril à Ǫuébec, devant l’Assemblée nationale, où des milliers de travailleuses et travailleurs se rassembleront pour interpeller directement les décideurs.

Des porte-paroles mobilisé·es dans l’action de proximité

Le communautaire à boutte a désigné comme porte-paroles des travailleuses et travailleurs de groupes communautaires issus de différents milieux, qui portent la voix et les revendications des différentes régions et qui se mobilisent partout au Ǫuébec pour dénoncer la précarité de leur secteur. Les porte- paroles officiel·les du mouvement Le communautaire à boutte sont :

  • Mathieu Gélinas, directeur général, Centre d’action bénévole Trait d’Union
  • Caroline Chartier, directrice adjointe, Centre Roland-Bertrand
  • Sophie Tétrault-Martel, intervenante communautaire, Centre des femmes de Longueuil

Pour en savoir plus sur le mouvement : www.aboutte.info. Facebook : Le communautaire à boutte

 -Communiqué-


Pour ne rien manquer des nouvelles hyperlocales du www.lecontrecourant.com, aimez notre page Facebook et inscrivez-vous au Contre-courriel !

Vous pourriez aimer aussi:

Share This