Fin de la grève à l’usine de Contrecoeur ouest d’ArcelorMittal
Les métallos obtiennent des améliorations et regardent maintenant vers l’avenir

Les 300 travailleur.euse.s de l’usine d’ArcelorMittal à Contrecoeur-Ouest mettent fin ce matin à leur grève, qui avait cours depuis le 1er août dernier. Dans une proportion de 86,5 %, ces métallos ont ratifié l’entente de principe qui avait été conclue la veille par leur comité de négociation, après quelque 10 semaines de conflit.

Le nouveau contrat de travail prévoit une augmentation immédiate de 5 $ de l’heure pour tous les travailleur.euse.s, à titre de rattrapage salarial. Sur la durée totale du contrat de six ans, les hausses totaliseront 11,25 $ de l’heure. Cela équivaut à des hausses de 29,17 % sur six ans, sur le salaire moyen dans l’usine.

« Dans les circonstances, c’est un bon contrat. Cela permet d’effectuer une part importante du rattrapage salarial demandé par les membres », fait valoir le représentant syndical des Métallos responsable du secteur de l’acier, Yves Rolland.

Le contrat prévoit aussi des hausses dans le régime de retraite à prestations déterminées totalisant à terme 4 $ par mois, par année de service. Le régime de retraite à financement salarial est bonifié de façon équivalente.

« Dans le contexte, on regarde maintenant en avant et on est prêts à collaborer avec l’employeur pour lutter contre le dumping d’acier et veiller à ce que l’usine puisse prendre le maximum de parts du marché de la barre d’armature au Canada. Nous demandons maintenant que les mesures de soutien au transport d’acier dans le marché canadien du gouvernement fédéral perdurent, au-delà de l’enveloppe restreinte actuelle », fait valoir le président de la section locale 6951 des Métallos, Éric Piette.

Pour ce qui est du contrat de travail, mentionnons aussi une amélioration au chapitre de l’assurance médicaments et soins médicaux. Alors que le régime prévoit un maximum à vie de 100 000 $, les travailleur.euse.s se verront accorder jusqu’à 10 000 $ en redressement applicable au maximum viager chaque année, évitant ainsi qu’un.e travailleur.euse ne soit plus couvert.e par l’assurance lorsqu’il ou elle a épuisé son maximum viager.

Les métallos de Contrecoeur tiennent à remercier tous les autres syndicats locaux qui les ont appuyés pendant le conflit. « Ça fait une grande différence quand on vit un conflit de travail », a déclaré Éric Piette.

De son côté, l’entreprise a émis le commentaire suivant: « Dans la cadre de la renégociation de la convention collective de son complexe de Contrecoeur-Ouest pour une durée de six ans, ArcelorMittal Produits longs Canada se réjouit de la ratification d’une entente de principe et d’une reprise de ses activités. Dans un contexte économique marqué par l’incertitude et les tensions commerciales, le retour à la normale de nos opérations nous permet de continuer à servir nos clients avec la fiabilité, la qualité et la stabilité qu’ils attendent de nous. Plus que jamais, nous sommes fiers de produire un acier canadien de grande qualité, essentiel au développement des infrastructures et à la vitalité économique de nos communautés ».

Les activités reprendront dès demain à l’usine de Contrecoeur.

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

 -Communiqué-


Pour ne rien manquer des nouvelles hyperlocales du www.lecontrecourant.com, aimez notre page Facebook et inscrivez-vous au Contre-courriel !

Vous pourriez aimer aussi:

Share This