Semaine québécoise du traumatisme craniocérébral
L’occasion de comprendre les réalités des personnes traumatisées craniocérébrales

La 20ième édition de la Semaine québécoise du traumatisme craniocérébral se tiendra du 15 au 21 octobre prochain, organisée et coordonnée par le Regroupement des associations de personnes traumatisées craniocérébrales du Québec, aussi appelé Connexion TCC.QC. C’est une semaine durant laquelle les 13 associations régionales membres du Regroupement organisent des activités afin de sensibiliser la population québécoise au traumatisme craniocérébral (TCC). En effet, «près de 2000 personnes sont victimes d’un TCC modéré ou grave chaque année au Québec, explique Marjolaine Tapin, directrice générale du Regroupement. Chacun d’entre-nous peut avoir à vivre un jour avec un TCC ».

MIEUX COMPRENDRE LE TCC

Pour cette nouvelle édition, le docteur Alexis Turgeon, médecin spécialiste en soins intensifs à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus du CHU de Québec-Université Laval, professeur à la faculté de médecine de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en soins intensifs neurologiques et traumatologie, sera notre ambassadeur. Il est un professionnel aguerri du secteur de la santé dans le domaine du traumatisme craniocérébral à la fois comme médecin que comme chercheur. « Le traumatisme craniocérébral nécessitant une hospitalisation est toujours un immense bouleversement dans la vie d’une personne initialement en bonne santé. Un événement subi et imprévu, provoquant des changements importants pour elle, mais également pour tout son environnement. Commence alors, un long chemin vers la reconstruction, mais surtout l’adaptation » nous dit-il.

Afin de comprendre la réalité dont il nous parle, Katerine, accidentée de la route au début de la trentaine, a décidé de nous partager son histoire. Se reconstruire après un TCC est une mission bien plus ardue qu’il n’y paraît, car il reflète une réalité complexe et unique à chaque individu. « Cette année, près de 5 000 Québécois.es tentent de se relever après un traumatisme craniocérébral modéré et grave en bénéficiant des services des associations régionales » nous dit Rachel Strazzeri, chargée de projets communautaires et communication au Regroupement.

ÇA PEUT ARRIVER À TOUT LE MONDE

Les causes d’un traumatisme craniocérébral sont nombreuses et majoritairement dues à des événements imprévisibles (un accident, une chute, une agression, …). Bien qu’il soit difficile de les éviter, certaines mesures de prévention peuvent être mises en application. Les conséquences, elles aussi, peuvent être multiples et toucher à beaucoup d’aspects de la vie quotidienne, tels que la vie de famille, la vie sociale, scolaire ou encore professionnelle.

Les associations régionales travaillent sur tous ces aspects de la vie d’une personne et contribuent grandement à l’amélioration de ceux-ci. Un travail long et complexe dans une société qui connaît peu ou pas le TCC. C’est pourquoi cette semaine est aussi l’occasion de valoriser ces associations qui travaillent fort au quotidien auprès de ces personnes, et nous les en remercions.

Dans une perspective de sensibilisation, de conscientisation mais également d’intégration sociale, une vingtaine d’activités sont organisées à travers le Québec.

À PROPOS DE CONNEXION TCC.QC

Le Regroupement des associations de personnes traumatisées craniocérébrales du Québec existe depuis 1999. Il est un interlocuteur privilégié en matière de besoins et de services offerts aux associations qui accompagnent les personnes ayant subi un traumatisme craniocérébral et leurs proches. Sa mission est de regrouper, soutenir, représenter et de favoriser la concertation de ses 15 organismes membres situés dans 16 régions du Québec.

TCC, 3 lettres qui changent des vies

 


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