
Xavier Barsalou-Duval veut ajuster la prestation d’urgence aux étudiants pour encourager le travail
Le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou- Duval, croit que le gouvernement fédéral devrait apporter des changements aux règles qu’il a annoncées concernant la prestation d’urgence afin d’encourager l’intégration des étudiants et des travailleurs au marché du travail.
À la suite de la proposition du gouvernement Trudeau d’offrir une prestation de 1250 $ par mois aux étudiants de niveau postsecondaire, de nombreux employeurs ont exprimé leurs craintes de voir les étudiants bouder les emplois d’été et plutôt décider de rester à la maison. Le Bloc Québécois croit qu’il est possible d’ajuster le tir sans pour autant pénaliser les étudiants.
« Le Bloc Québécois a déposé une motion à la Chambre des communes demandant que le gouvernement module le montant de la PCU pour les étudiants de manière qu’elle incite à l’emploi en toutes circonstances », a déclaré Xavier Barsalou-Duval.
Selon la formule proposée par le parti, la prestation d’urgence des étudiants diminuerait de 50 cents par dollar gagné au-delà de 1000 $ dans un même mois. De cette façon, les jeunes ne seraient pas portés à refuser du travail par crainte de perdre la PCU.
« Il s’agit d’une approche gagnant-gagnant. C’est plus payant pour ceux qui font le choix de travailler et c’est moins dispendieux pour l’État qui récupère des sommes à mesure que la personne augmente ses revenus », ajoute le député bloquiste.
Une formule qui devrait s’appliquer aux travailleurs
Le député croit d’ailleurs que la formule devrait s’étendre à l’ensemble des travailleurs qui bénéficient actuellement de la PCU. En effet, selon les règles qui régissent présentement cette dernière, les travailleurs perdent la totalité des 2000 $ qu’ils touchent par mois dès qu’ils dépassent 1000 $ de revenu.
« La prestation d’urgence a été conçue pour aider les gens à payer leurs factures pendant la crise de la COVID-19. Toutefois, nos politiques publiques devront évoluer de telle sorte qu’elles stimulent les gens à retourner sur le marché du travail. Il s’agit d’une condition essentielle au retour à la normale et à une reprise économique réussie », indique le député de Pierre-Boucher — Les Patriotes — Verchères.
Les aînés laissés pour compte
En terminant, monsieur Barsalou-Duval tient à souligner que les secours d’Ottawa pour les travailleurs et les étudiants illustrent à quel point les pensions de vieillesse sont insuffisantes : « Si on estime que les travailleurs et les étudiants ont besoin de, respectivement, 2000 $ et 1250 $ par mois pour combler leurs besoins de base, comment se fait-il que ceux qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui et qui sont les personnes les plus vulnérables pendant cette crise, n’aient droit qu’à un maigre 613 $ par mois avec la pension de sécurité de vieillesse ? C’est inadmissible », conclut monsieur Barsalou-Duval.
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