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Le Contre-courant

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L’usine de production de substrat
Un projet qui fait peur aux citoyens de Saint-Roch

Daniel Castonguay

La séance du conseil municipal de Saint-Roch du 4 mars dernier a été l’occasion pour plusieurs citoyens de la Côte Saint-Jean de venir manifester leur opposition au projet embryonnaire d’installation d’un centre de production de substrat pour la culture de champignons par la compagnie Champag sur un site au nord de la Côte Saint-Jean.

La compagnie avait d’ailleurs tenu, en février dernier, une séance d’informations afin d’éclairer les citoyens sur son projet. Au niveau municipal, le projet en est à ses premiers balbutiements. Le conseil a déposé lors de la séance de février un avis de motion et un premier projet visant à amender le règlement de zonage afin d’autoriser un usage lié à l’implantation d’un centre de production de substrat pour la culture de champignons sur un site qui chevauche les zones agricoles Aa-7 et Aa-8. Les installations se devraient d’être à plus d’un kilomètre de toute résidence.

Or, les citoyens s’étaient montrés inquiets des odeurs nauséabondes pouvant émaner de cette usine. Le promoteur aurait mentionné la distance de 1,5 km entre les installations et les résidences lors de la rencontre d’information. Dans le projet de modification de zonage, la distance mentionnée était de 1 km. Des citoyens présents avaient rapporté également que l’entreprise s’était vue refuser les autorisations nécessaires à son opération dans d’autres municipalités.

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Des mises en demeure

Près de 50 citoyens étaient donc présents sur place lors du conseil du 4 mars, alors qu’un citoyen, représentant un groupe de résidents de la Côte Saint-Jean, est venu remettre des mises en demeure aux conseillers municipaux et au Maire. S’adressant au Maire, il a expliqué: « Je vous notifie et vous mets en demeure, vous et vos conseillers. On vous demande, comme vous allez le lire dans le document, comme il y a une incidence sur nos résidences, majeure, suite à l’installation de l’usine que vous projetez faire, que vous n’avez toujours pas dit que vous ne voulez pas faire, qui aura une incidence majeure sur nos avoirs collectifs, on vous demande de nous répondre par écrit d’ici 15 jours.»

Après les 15 jours, en cas de non-réponse, le citoyen a prévenu le Maire et les conseillers qu’ils pourraient faire l’objet de poursuites personnelles:« On n’en veut pas d’usine de fumier de poules,(…) J’ai parlé avec des agriculteurs qui n’en veulent pas de fumier de poules: c’est dangereux pour leur santé et leur famille. Si vous avez des doutes pour l’odeur on pourrait toujours vous en livrer pas loin»  de mentionner le citoyen.

La décision aux citoyens

Lors de la période de questions de fin de séance, une citoyenne a demandé à chaque conseiller de s’exprimer personnellement sur le projet. Ces derniers se sont montrés prudents, mentionnant qu’ils leur manquaient encore d’informations afin d’avoir une position définitive sur le projet. Aucun ne s’est commis en faveur. Le conseiller Joyal a aussi mentionné que les citoyens pourront en plus s’opposer au projet puisque la loi actuelle permet la signature d’un registre suivi d’un référendum sur la question:  « la décision va vous appartenir avant nous» a-t-il commenté.
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