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Le Contre-courant

Données linguistiques du recensement de Statistique Canada 
Le déclin du français est de plus en plus inquiétant malgré le camouflage du gouvernement canadien 

Le chef parlementaire du Bloc Québécois et député de Pierre-Boucher– Les Patriotes – Verchères, Xavier Barsalou-Duval, a tenu à réagir au dévoilement des plus récentes données linguistiques du recensement de Statistique Canada.

« Avant l’élection, Justin Trudeau critiquait le manque de transparence du gouvernement de Stephen Harper, mais il est bien pire que lui dans la présentation des données linguistiques.  En plus de diffuser les résultats du recensement de 2016 en pleines vacances de la construction, le gouvernement Trudeau a décidé d’interdire l’accès au huis clos aux représentants des partis de l’opposition et à leurs recherchistes, c’est du jamais vu! » dénonce le député.
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Parallèlement, le rapport de Statistique Canada intitulé : Un paysage linguistique de plus en plus diversifié nous plonge dans une fausse béatitude. Derrière les formules abracadabrantes, qui donnent une illusion d’ouverture sur les langues étrangères, sur la diversité et sur l’aptitude des Canadiens à s’exprimer dans les deux langues officielles, se cache une amère réalité : le déclin du français partout au Canada.

La tendance au recul du français se poursuit de façon très inquiétante dans l’ensemble du Québec. Le français se retrouve sous la barre des 80 % dans l’ensemble du Québec, non seulement en tant que langue maternelle (77,4 % en 2016, 81,4 % en 2001) mais aussi en tant que langue parlée à la maison (79,9 % en 2016, 83,1 % en 2001).

La même tendance se retrouve de façon accélérée dans l’ensemble de la région de Montréal pour ces deux indicateurs linguistiques, et encore plus prononcée à Laval et à Montréal, là où se retrouve la grande majorité des nouveaux arrivants.

« Depuis 40 ans, le gouvernement canadien subventionne massivement les institutions anglophones déjà surdéveloppées au Québec, et  les groupes de pression anglophones comme le Quebec Community Groups Network. Au Canada anglais, saupoudrer des services insuffisants en français aux francophones n’a fait qu’accélérer l’assimilation des communautés francophones et acadiennes, » de faire valoir M. Barsalou-Duval.

Le Bloc Québécois travaille à mobiliser la population pour que le gouvernement canadien cesse d’imposer le bilinguisme institutionnel et d’intervenir pour angliciser le Québec. Mais visiblement la seule solution pour y arriver est l’indépendance du Québec, » de conclure Xavier Barsalou-Duval.
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