
Drones au-dessus des établissements de détention du Québec
Stéphane Bergeron réclame la mise en place immédiate de mesures visant à contrer le phénomène
C’est dans le cadre d’une question posée au ministre de la Sécurité publique à l’Assemblée nationale, le 15 mai dernier, que le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, monsieur Stéphane Bergeron, a dénoncé l’augmentation débridée du nombre de drones détectés au-dessus des établissements de détention du Québec et réclamé la mise en place immédiate de mesures visant à contrer le phénomène. «Depuis l’arrivée en poste de l’actuel gouvernement libéral, le nombre de drones au-dessus des établissements de détention du Québec a bondi de 4 500% en quatre ans, ce qui y a favorisé la prolifération du marché noir, où cellulaires, tabac et stupéfiants, entre autres, sont revendus chaque jour», de déclarer monsieur Bergeron.

«Le milieu carcéral, qui devrait normalement contribuer à la réhabilitation des détenus, permet, au contraire, la poursuite de leurs activités criminelles derrière les barreaux. Pour les auteurs de petits larcins, qui, en vertu du régime des peines minimales imposées par le gouvernement fédéral, sont désormais incarcérés, ils se retrouvent littéralement à l’école du crime dans les murs de nos établissements de détention! Pendant que le crime organisé s’adapte, le gouvernement dort au gaz. Ça fait un an et demi que le ministère nous dit que son analyse de la situation est terminée… Les solutions existent, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique», de s’indigner le député de Verchères.
«Comment le ministre explique-t-il une telle détérioration de la situation, sans que des solutions concrètes n’aient été apportées? Ça fait des mois que ça brette! On nous parle de solutions technologiques… À l’établissement de détention de Montréal, le problème est simple: des livraisons s’effectuent directement aux fenêtres des détenus! Les agents correctionnels ne cessent de répéter qu’il faut bloquer les fenêtres ou y installer des détecteurs. Or, rien n’a encore été fait et les livraisons à domicile par drones se poursuivent! Qu’est-ce qu’on attend pour bouger?», de s’interroger monsieur Bergeron.
«Toujours à l’établissement de détention de Montréal, est-il besoin de rappeler qu’une agente correctionnelle a dû être transportée à l’hôpital, après qu’elle ait ouvert un colis transporté par un drone. L’inaction du gouvernement met en péril la sécurité du personnel. On ne sait pas ce que peuvent contenir ces drones. Le gouvernement doit cesser de se traîner les pieds et agir!», de conclure Stéphane Bergeron.
.
Pour ne rien manquer des nouvelles hyperlocales du www.lecontrecourant.com, aimez notre page Facebook et inscrivez-vous au Contre-courriel !
Vous pourriez aimer aussi :
Concours de dessin jeunesse : Imaginer le Contrecœur de demain
Cette année, le parcours artistique du parc du Belvédère mettra en vedette… les talents de nos jeunes artistes!
Santé Québec Montérégie-Est: des médecins de l’Hôpital Pierre-Boucher réduisent l’empreinte carbone en salle d’opération
Grâce à une démarche amorcée en 2019 par des anesthésiologistes de l’Hôpital Pierre-Boucher, le gaz anesthésiant Desflurane a été complètement éliminé des trois hôpitaux de Santé Québec Montérégie-Est en 2025.
L’exposition proposée par Culture cet été: Voie de refuge
Avec Voie de refuge, une exposition de l’artiste multidisciplinaire Isabelle Grondin, du 20 juin au 23 août 2026, on découvre un univers sensible…
La cellule Action Mentorat de La Vallée-du-Richelieu reçoit une reconnaissance de l’Assemblée nationale et la Médaille du Député
La MRC de La Vallée-du-Richelieu (MRCVR) souligne avec fierté la reconnaissance accordée aux mentor(e)s de la cellule Action Mentorat de La Vallée-du-Richelieu par l’Assemblée nationale du Québec, de même que la remise de la Médaille du Député.












