
Après 11 ans à parcourir les mers à la voile, un couple de Saint-Ours nous raconte leur récit

Denis-Charles Drapeau
dcdrapeau@lecontrecourant.com
Après onze années de navigation à la voile autour du monde, Carmelle Rousselle et Yvon Legault se sont installés à Saint-Ours en 2017. Deux ans plus tard, ils publient leur récit de voyage teinté d’une «touche non négligeable d’imagination», qu’ils présenteront au Salon du livre, le mercredi 20 novembre prochain. LeContrecourant.com souhaitait en savoir plus.
Pour Carmelle et Yvon, les deux dernières années d’écriture et d’édition leur livre leur ont permis de revivre les grands moments passés en mer et dans tous les endroits visités. «Ce livre, c’est aussi pour partager un mode de vie pour lequel beaucoup de gens ont déjà rêvé et qui essaient d’imaginer à quoi cela peut bien ressembler», nous raconte les voyageurs.

Réserve de manchots du Cap à Boulders Beach, près de Simon’s Town en Afrique du Sud
Voir autre chose
Ces derniers ont parcouru plus de 74 000 kilomètres, traversé les trois grands océans, visité plus de 40 pays, accompagnés de leurs deux chats. Ils ont fréquenté plusieurs centaines de mouillages, certaines bucoliques et d’autres moins recommandables.
«Nous souhaitions quitter le monde d’abondance soi-disant harmonieux et bien structuré dans lequel nous vivons pour nous aventurer dans un mode de vie inconnu. Le but était aussi de connaître d’autres cultures et d’avoir un sentiment de liberté. Pour voyager et voir autre chose que ce que l’industrie du voyage veut bien nous montrer. Être maître de nos déplacements selon notre propre rythme», nous dit fièrement M. Legault.
La piqûre
Pourtant, rien ne leur prédestinait une telle odyssée passé la cinquantaine. Mme Rousselle, bachelière en administration, notamment, travaillait dans le domaine du théâtre avant le départ. Yvon Legault, quant à lui, diplômé en études économiques des HEC, était consultant en gestion et stratégies d’entreprise.
Toutefois, l’idée de tout quitter et partir à aventure s’est faite lors d’une balade en bateau. «C’est arrivé lorsque nous faisions de la voile sur le lac Champlain tous les deux, nous avions ressenti une forte attirance pour ce mode de vie et le plaisir de sentir le mouvement de l’eau, de naviguer sur la mer nous interpellait fortement».

Jamestown, Saint Helena
Oser réaliser ses rêves
Selon eux, faire le grand saut et partir en voilier autour du globe n’est pas nécessairement évident pour tout le monde. «Quitter le matériel, le confort du monde urbanisé, vivre seulement avec l’essentiel est tout à fait possible et très enrichissant. Vivre un jour à la fois est fort agréable. Il faut cependant se rappeler que la santé est un bien très précieux pour entreprendre ce genre de périple. Il faut oser réaliser ses rêves», précise M. Legault.
Partir à l’aventure
Pour ceux qui seraient tentés par l’expérience, ce couple hors du commun n’est certes pas avare de conseils. «Le savoir-faire est très important pour prendre les bonnes décisions en accord avec Mère Nature, car c’est elle qui aura toujours le dernier mot! Avoir un bateau sécuritaire est plus important que sa taille. Il aussi est essentiel d’être ouvert aux autres cultures et de démontrer une grande capacité d’adaptation».
De plus, M. Legault nous indique qu’il faut une bonne période de préparation personnelle et du bateau est indispensable. «Au début, il faut pratiquer la voile sur de petits cours d’eau pour tranquillement s’amariner. Cependant, le passage de l’eau d’eau douce à l’immensité de la mer peut être difficile! Avec les grandes vagues, les courants, les marées et l’horizon infini… c’est toujours une étape critique dans la formation d’un(e) futur(e) loup(ve) de mer», précise-t-il.

Rencontre d’un komodo dans l’île du même nom en Indonésie
De retour sur la terre ferme, direction : Saint-Ours
On se doute bien que le retour à la vie terrienne après un périple de plus de dix ans ne se fait pas sans répercussion. «C’était plutôt déstabilisant, je dirais. Retourner vivre à Montréal, que nous avions quitté onze ans plus tôt ne nous enchantait guère. Ayant tout abandonné à notre départ en 2006, soit maison, auto, assurance-maladie et beaucoup d’autres choses… nous avions au moins la liberté de choisir un endroit agréable, loin de la grande ville sans en être trop éloigné. Dès notre première visite en 2017, Saint-Ours nous a plu. À ce jour, nous ne regrettons aucunement notre choix et même nos p’tits minous y sont très bien!»
La suite des choses
À savoir s’ils ont l’intention de repartir un jour, la réponse est un «non» sans équivoque. «Cela ne fait pas partie de nos plans», nous dit M. Legault. «Carmelle a toujours le goût de voyager, mais elle est très contente de retrouver ses diverses activités et une routine. Personnellement, j’aime et j’aimerai toujours la navigation, mais l’entretien d’un bateau est très exigeant. Il faut savoir quand partir, mais aussi quand s’arrêter!»

Le livre
«TAIMA, Onze ans autour du monde», relate certains moments choisis de ce voyage du couple de marins et leurs deux chats. Ces derniers vous invitent à venir les rencontrer et à faire dédicacer votre livre.
Lieu : Salon du livre de Montréal, Place Bonaventure, Kiosque 458
Date : Le mercredi 20 novembre 2019

Vue de la baie d’Ambavatoby ou Baie des Russes à partir de la maison de notre ami Paul
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