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Le Contre-courant

Courrier des lecteurs
Le cancer qui ronge les berges du fleuve Saint-Laurent

Lettre ouverte au très Honorable Justin Trudeau

En temps de pandémie nos gouvernements unissent leurs efforts pour protéger et supporter les citoyens, et toutes ces actions comptent pour beaucoup. Nous comprenons bien ce combat et les drames à une hauteur incommensurable en pertes de vies humaines, mais tôt ou tard nous n’aurons d’autres choix que de continuer.

La vie reprend son cours et tous les autres enjeux mis en pause ressurgissent et se doivent d’être solutionnés.

Or, depuis des années des citoyens requièrent l’action du gouvernement, au sujet des berges du Saint-Laurent qui s’érodent de plus en plus, engendrant des dangers bien réels et toujours croissants. Ces citoyens restent toujours sans véritable réponse et sans qu’aucune action ne soit entreprise; pourtant, la détérioration s’aggrave et le temps presse. Il y a urgence!

Monsieur le Premier Ministre en tant qu’élu nous vous interpellons sur les problématiques qui nous mettent en danger, ici-même. Vos ministres responsables du Transport, de Pêches et Océans, de la Garde côtière canadienne, de l’Environnement et du Changement climatique devraient se sentir tous concernés et agir ensemble dans l’intérêt des citoyens qui ne demandent que protection et justice. Quand serons-nous enfin entendus?

L’émission La Facture du 14 janvier 2020 illustre bien l’ampleur de l’érosion et les drames humains qui se jouent trop souvent à couvert. Elle dénonce surtout les injustices envers ceux qui parlent moins fort depuis tant d’années. Tout cela a un coût pour l’ensemble de la société, les ignorer ne fera que l’augmenter.

Est-ce que les milliards que rapportent le transport maritime et tous les enjeux économiques qui y sont liés ont plus de poids que la protection du rivage et des riverains?

L’érosion n’apparaît pas aussi soudainement que les inondations mais elle ronge inlassablement et sans conteste les berges tout en minant la santé du fleuve, de la faune aquatique et aussi celle des gens qui y habitent en bordure.

Une réduction volontaire de la vitesse des navires ne constitue en rien une réparation et n’arrête pas la détérioration des berges; c’est comme de mettre un diachylon sur une plaie ouverte.

Ne serait-il pas normal d’en protéger les rives comme par le passé? Quand le chenal a été creusé, le gouvernement a érigé des murs et les a entretenus. Tout a cessé, mais le transport maritime, lui a continué à augmenter et à dévaster les rivages de Varennes, Verchères et Contrecoeur, là où le corridor fluvial est plus étroit.

Trouver des solutions efficaces, durables, à la fine pointe de la technologie et dans le respect de l’environnement, voilà ce que nous vous demandons, pour le présent et les générations futures.

Vous voulez un corridor fluvial prospère? Nous aussi, mais pas à notre détriment. Une partie des sommes colossales que le transport maritime rapporte devrait servir en à protéger les infrastructures, en l’occurrence les berges.

Cela est juste et équitable vis-à-vis les citoyens qui voient ces navires, ces mastodontes marins, ravager les berges jour après jour.

SVP unissez vos efforts! Et protégez-nous!

Le fleuve, son habitat et les riverains méritent mieux!

Micheline Lagarde
Présidente, Comité pour la protection des berges du Saint-Laurent


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