Recrutement international
Un vent de changement essentiel pour l’immigration économique, selon la FCCQ et la CCIRS

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), tiennent à saluer l’annonce de la mise en place des Journées Québec 2022-2023 du ministre Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration. Bien que cette nouvelle offre de service en matière de recrutement international a pour objectif de pallier la pénurie de main-d’œuvre, la FCCQ est d’avis que l’objectif de 3000 travailleurs étrangers est trop peu pour combler les postes vacants.

La nécessité des travailleurs étrangers pour les entreprises

Au cours des dernières années, la FCCQ a affirmé à maintes reprises la nécessité de faciliter le recrutement de travailleurs étrangers, plus particulièrement pour les entreprises situées en région. Or, il est important de permettre aux compagnies qui sont éloignées des grands centres de prendre part à cette nouvelle initiative du gouvernement.

« Le milieu d’affaires aux quatre coins du Québec nous a exprimé que le manque main-d’œuvre au Québec était l’enjeu principal auquel il fait face. La régionalisation de l’immigration représente pour eux la principale solution afin de pallier cette pénurie de main-d’œuvre qui risque de perdurer au-delà de 2030, », a déclaré Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

En effet, selon un sondage réalisé auprès des membres de la FCCQ, 72 % des répondants sont intéressés à recruter des personnes issues de l’international. Néanmoins, pour 29 % des répondants, l’accès au recrutement à l’international était un obstacle à l’embauche de personnes immigrantes.

« Cette annonce pointe dans la bonne direction, mais il y a encore beaucoup d’étapes à franchir si l’on souhaite réellement accélérer la cadence d’embauches. On se doit de penser également à la rétention des candidats déjà présents au Québec et à la reconnaissance des diplômes étrangers notamment», a continué Charles Milliard.

Un marché du travail affaiblit par la pénurie de main-d’œuvre

Au cours des derniers mois, le marché de l’emploi du Québec a atteint de nouveaux records. Le taux de chômage évalué à 4,1% au mois de mars et le taux de postes vacants estimé à 238 050 lors du dernier trimestre de 2021 indiquent un resserrement important de notre marché du travail. Les conséquences de cette rareté ont des retombées économiques significatives, notamment l’abandon de projets ou encore la réduction de services offerts.

« Dans ce contexte où la pénurie de main-d’œuvre risque de croître au cours des prochaines années, il est primordial d’utiliser tous les outils à notre disposition afin de limiter les effets économiques négatifs du manque de travailleurs. Il est aujourd’hui essentiel de réfléchir à l’intégration des immigrants sur notre marché de l’emploi ainsi que de déterminer nos seuils d’immigration en fonction des données économiques et sociales, » a conclu Charles Milliard.

« Cette initiative du gouvernement du Québec est un pas dans la bonne voie pour soutenir les entreprises de la Rive-Sud et d’ailleurs. La CCIRS accueille favorablement cette annonce, compte tenu de la pression grandissante de la rareté de main-d’œuvre. Il importe de développer une approche à plusieurs volets pour faire face à cette nouvelle réalité, notamment en facilitant le recrutement de travailleurs étrangers », mentionne Alain Chevrier, président de la CCIRS.

À propos de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

Grâce à son vaste réseau de 130 chambres de commerce et 1 100 membres corporatifs, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente plus de 50 000 entreprises exerçant leurs activités dans tous les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et d’entreprises du Québec, la FCCQ est à la fois une fédération de chambres de commerce et une chambre de commerce provinciale. Ses membres, qu’ils soient chambres ou entreprises, poursuivent tous le même but
: favoriser un environnement d’affaires innovant et concurrentiel.

À propos de la chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud(CCIRS)

La CCIRS est le troisième plus important regroupement d’affaires au Québec. Forte d’un nombre de membres important, soit près de 1400 membres, la CCIRS contribue de façon représentative à la communauté d’affaires de la Rive-Sud. Grâce à sa portée régionale, elle est en mesure de mieux défendre les intérêts de ses membres et agit concrètement, avec ses partenaires, à la croissance économique du territoire. La CCIRS est affiliée à la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ).


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