
Programme de mobilité de la main-d’oeuvre
Ottawa en plein chantage financier
Le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis Plamondon, dénonce le chantage financier du gouvernement Carney qui souhaiterait utiliser l’argent des impôts des Québécois pour dicter ses règles pancanadiennes en matière de main-d’oeuvre, une compétence pourtant acquise au Québec, en vertu de l’entente Canada-Québec sur le développement de la main-d’oeuvre.
« Québec a ses propres défis en matière de formation et mobilité de la main-d’oeuvre, tant en ce qui touche ses marchés et secteurs économiques que sur la protection de notre langue. Il est le mieux placé pour agir, dans le respect de la spécificité québécoise et de notre intérêt national. Qu’Ottawa débarque un matin, se saisisse d’une entente, la déchire ou la réécrive comme bon lui semble sans égard à ceux qui ont signé cette entente, est non seulement inacceptable, mais va à l’encontre des intérêts des Québécois », s’indigne le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak.
L’entente Canada-Québec sur le développement de la main-d’oeuvre permet au Québec de mettre en oeuvre ses propres programmes de formation et d’emploi, développés en fonction des priorités du Québec et en concordance avec les besoins des différents secteurs de l’économie québécoise.
« Le gouvernement fédéral retourne chaque année trois milliards de dollars aux provinces et territoires pour la formation de la main-d’oeuvre. Il n’est pas plus acceptable qu’Ottawa verse des sommes supplémentaires aux provinces qui répondent à ses demandes que de pénaliser celles qui refusent. C’est clairement du chantage financier à l’égard du Québec, et c’est très grave », avise le député Plamondon.
« C’est quoi la différence entre dire qu’on va verser l’argent à ceux qui font ce qu’on demande plutôt que de dire qu’on ne le versera pas à ceux qui ne font pas ce qu’on veut ? Il n’y en a pas, c’est du chantage pur et simple. On n’acceptera jamais qu’Ottawa mette un prix sur ce qui relève de la compétence du Québec. C’est ça, le pouvoir fédéral de dépenser : du chantage pour acheter notre autonomie avec notre argent », conclut M. Louis Plamondon.
-Communiqué-
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