Autorisation imminente de l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur
Le Comité pour la protection des berges du Saint-Laurent s’indigne face à l’absence de mesure pour la protection des berges

Le Comité pour la protection des berges du Saint-Laurent (CPBSL) s’indigne face à l’absence de mesure pour la protection des berges à la suite de l’autorisation imminente de l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur par le premier ministre Mark Carney.

Cette semaine nous apprenions dans les médias que Mark Carney évoque la possibilité que l’expansion du Port à Contrecœur soit l’un des premier projet à se voir accorder une autorisation rapide dans le cadre du projet de loi C-5 conçu pour accélérer la mise en œuvre de projets d’« intérêt national », alors que ce projet n’a pas encore obtenu l’autorisation de Pêches et Océans Canada pour la protection du chevalier cuivré et qu’il n’inclut aucune mesure pour pallier la dégradation des berges dans l’étroit corridor de navigation entre Contrecœur et Montréal.

Si cette nouvelle infrastructure est considérée comme importante pour diversifier les marchés pour les entreprises canadiennes qu’advient-il des riverains et de l’environnement du fleuve qui en subissent de lourdes conséquences? L’augmentation de la navigation maritime aggravera l’érosion des berges existante, déjà exacerbée par le batillage des navires commerciaux. Présentement on assiste au délabrement des ouvrages construits par le fédéral qui se désagrègent dans le fleuve et à des îles grugées qui s’amenuisent jusqu’à leurs disparitions. Le Port de Montréal n’a présenté aucune étude sur l’impact de l’augmentation du trafic maritime sur l’érosion des berges alors qu’il prévoit augmenter sa capacité de 55% avec la construction du futur Port de Contrecœur.

« Le gouvernement fédéral, en finançant le Port de Contrecœur, a une responsabilité dans la compensation des impacts environnementaux liés à ce projet » selon Micheline Lagarde, présidente du CPBSL. Elle estime qu’un programme fédéral de protection des berges, tel que recommandé par le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités (TRAN) en 2023, devrait être le corolaire essentiel du projet du Port pour assurer une cohabitation harmonieuse entre le transport maritime, les habitats fauniques et la sécurité des communautés riveraines.

De nombreuses études ont démontré que le batillage des milliers de navires commerciaux est la principale cause de l’érosion dans notre secteur. Le gouvernement en investissant exclusivement dans l’infrastructure logistique sans prioriser la protection des berges met à mal le patrimoine naturel du Saint-Laurent pour les générations futures.

Les citoyens du Québec et du Canada, comme en témoigne le vote unanime à la Chambre des communes du 8 octobre 2024 sur les recommandations du TRAN, estiment que le premier ministre Carney peut instaurer dès maintenant des mesures de protection des berges! Si le gouvernement est capable de faire avancer rapidement le projet du Port, il est aussi en mesure de faire avancer rapidement le dossier de la protection des berges !

En terminant, la présidente du CPBSL réitère l’urgence de créer un programme de protection et d’entretien des berges à Varennes, Verchères et Contrecœur et espère enfin être entendue. Le CPBSL estime qu’il faut un leadership et une volonté d’agir du gouvernement fédéral face à cet enjeu qui perdure depuis trop longtemps.

Pour plus de renseignements sur Le Comité pour la protection des berges du Saint-Laurent (CPBSL) consultez notre page Facebook au https://www.facebook.com/Comité-pour-la-protection-des-berges-du-Saint-Laurent-2268853706466766/

 -Communiqué-


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