
Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires plombe l’économie de la Montérégie
Baisse du chiffre d’affaires, annulation de contrats et abandon d’investissements : un nouveau sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et des chambres de commerce de la Montérégie démontre les conséquences économiques concrètes des restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). Les entreprises affectées ont perdu en moyenne plus de 800 000 $ jusqu’à maintenant et s’attendent à en perdre plus de trois millions au cours des deux prochaines années.
C’est ce que révèle un nouveau sondage de L’Observatoire FCCQ réalisé auprès de 34 entreprises de la Montérégie.
« Les restrictions au PTET imposées par le gouvernement fédéral avec l’appui du gouvernement du Québec coûtent très cher aux entreprises québécoises et à notre économie. Les entrepreneurs nous le disent clairement à travers leurs réponses à ce sondage : ce sont des millions de dollars qui se perdent en ce moment dans notre région. Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires alors que 1,4 million de postes devront être comblés au Québec dans les dix prochaines années est un non-sens économique. Dans le contexte géopolitique actuel, il est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement Carney choisit de nuire au dynamisme de nos régions. Ottawa doit reculer sur ses restrictions de manière urgente », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
« Sur la Rive-Sud, les entreprises vivent très concrètement les effets de ces restrictions. Derrière les chiffres, ce sont des chaînes de production ralenties, des contrats perdus et des projets de croissance mis sur pause. Dans une région aussi stratégique pour l’économie québécoise — manufacturière, logistique et innovante — réduire l’accès aux travailleurs étrangers temporaires freine directement notre capacité à créer de la richesse et de l’emploi. Nos entrepreneurs ont besoin de prévisibilité et de solutions pragmatiques, pas de décisions qui compromettent leur capacité opérationnelle et la continuité de leurs investissements », affirme Jean-François Lévesque, président-directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud.
Le sondage témoigne des perspectives sombres pour les entreprises elles-mêmes, mais aussi pour la région de la Montérégie :
- L’impact financier moyen par entreprise jusqu’à maintenant a été une perte de 832 000 $, soit 6% du chiffre d’affaires en moyenne
- L’impact financier moyen par entreprise projeté pour les deux prochaines années est de 3,2 M$, soit 11,7% du chiffre d’affaires en moyenne
- 45% des répondants estiment que la survie de leur entreprise est à risque en raison des restrictions
- 54% des répondants estiment que la région est difficilement (36%) ou pas du tout viable (18%) économiquement en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire
Cette baisse du chiffre d’affaires s’explique par les conséquences concrètes de cette réduction de leur main-d’œuvre. Lorsque qu’on demande aux entreprises quel a été l’impact opérationnel des restrictions au PTET sur leurs activités, leurs réponses sont claires :
- 32 % ont refusé ou annulé des contrats
- 26 % ont abandonné des projets d’investissement
- 32 % ont réduit leur production
À propos de la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS)
Depuis 1959, la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud agit comme catalyseur de la croissance économique de la Rive-Sud, en plus d’être un porte-parole reconnu auprès de la communauté d’affaires, du public et des différents paliers de gouvernement.
Elle exerce une influence significative en mobilisant et en donnant une voix aux entreprises et aux acteurs économiques de son territoire, établissant ainsi sa position en tant que réseau indispensable pour la communauté d’affaires de la seconde région économique en importance au Québec.
À propos de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)
Grâce à son vaste réseau de 120 chambres de commerce et près de 1 000 entreprises membres, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente plus de 45 000 entreprises exerçant leurs activités dans tous les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et d’entreprises du Québec, la FCCQ est à la fois une fédération de chambres de commerce et une chambre de commerce provinciale. Ses membres, qu’ils soient chambres ou entreprises, poursuivent tous le même but : favoriser un environnement d’affaires innovant et concurrentiel.
-Communiqué-
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