
Aménagements compensatoires pour le Chevalier cuivré
Le Bloc Québécois demande que les consultations soient reprises
Le Port de Montréal, l’Agence d’évaluation d’impact du Canada et le Bureau des grands projets comparaissaient le 17 novembre dernier au Comité permanent de l’Environnement et du développement durable (ENVI) à la demande du Bloc Québécois à la suite des révélations parues dans le journal Le Devoir et La Presse à l’effet que des manquements importants auraient précédé un avis de décision rendue le 9 octobre dernier.
Bien qu’un avis d’intention aurait été publié par l’Administration portuaire de Montréal sur le site web de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada le 29 avril dernier annonçant une consultation publique de 30 jours sur les travaux prévus dans l’habitat essentiel du chevalier cuivré, l’Agence d’évaluation d’impact a confirmé aux membres du comité lors de la séance qu’aucune alerte n’a été envoyée par celle-ci. Qui plus est, le Port de Montréal a reconnu ne pas avoir reçu un seul commentaire lors de cette consultation.
« Pas d’alerte, pas de communication, ni de publicité ! L’avis n’a carrément pas été diffusé ! Comment les citoyens et organismes concernés auraient pu participer à un processus dont ils n’ont même pas connaissance de l’existence ? Pas surprenant que personne n’ait fait de commentaires ! Cette absence d’information a empêché une représentation adéquate des préoccupations des parties quant aux impacts du projet, notamment quant à la protection du chevalier cuivré », s’insurge Xavier Barsalou-Duval.
En conséquence, le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement, Patrick Bonin, a déposé une motion lors de la séance du comité demandant que les consultations soient reprises et que les travaux prévus dans l’habitat du chevalier cuivré en compensation du développement du terminal portuaire de Contrecœur, soient suspendus dans l’intervalle. Les libéraux et les conservateurs ont unanimement rejeté la motion du Bloc Québécois.
« Ottawa autorise la destruction d’habitats essentiels sans preuve que les alternatives aient été évaluées ou que les mesures de compensations fonctionneront, le tout sans consultation adéquate et sans transparence. Les libéraux et les conservateurs refusent encore une fois de protéger la biodiversité québécoise. Ils cautionnent un projet où les citoyens et les groupes ont été tenus dans l’ignorance, où les données essentielles n’ont pas été rendues publiques et où une espèce en voie de disparition risque d’être impactée », a déclaré le député de Repentigny.
Les élus du Bloc Québécois poursuivront leurs efforts afin d’obtenir la pleine divulgation des documents d’autorisation, une consultation publique, des analyses environnementales et des études d’impact. Le parti continuera également de réclamer une consultation digne de ce nom et un respect strict des lois, dont la Loi sur les espèces en péril.
-Communiqué-
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